
Florian De Luca
ARTICLE InfOccitanie
01-05-2025
- Présente toi
J’ai 39 ans, je suis opérateur numérique au sein de l’entreprise Adesa.
J’ai grandi à Saint-Geniès-de-Malgoirès. Ce village, c’est mon école, mes souvenirs d’enfance, mes engagements associatifs, mes amis, mon emploi… c’est toute une vie enracinée ici.
Ma famille y est installée depuis plusieurs générations. Mes enfants sont d’ailleurs la cinquième génération à fréquenter l’école du village.
Aujourd’hui, je suis secrétaire de l’Amicale des Parents d’Élèves, un engagement que je vis avec cœur. Je connais chaque rue, chaque coin de notre commune, mais surtout, je connais les gens qui la font vivre. C’est cette proximité et cette fidélité qui me donnent l’envie de m’engager davantage pour l’avenir de Saint-Geniès.
- À 19 ans, tu siégeais déjà au conseil municipal ?
Oui, à 19 ans, j’ai été élu conseiller municipal — une surprise pour certains, avec un très bon score obtenu grâce au vote par panachage à l’époque.
Sur le moment, je n’ai pas tout de suite mesuré la portée de cette élection. Mais cette expérience a été très formatrice : j’ai beaucoup appris sur le fonctionnement d’une collectivité, sur la gestion publique, et surtout sur la force du travail en équipe.
J’ai toujours gardé un petit goût d’inachevé. Avec du recul, je pense que j’ai manqué de patience. À 19 ans, imposer ses idées dans un conseil expérimenté n’est pas simple. Aujourd’hui, je reviens avec plus de maturité, mais toujours la même envie.
- Pourquoi te présentes-tu ?
Je me présente aujourd’hui parce que j’aime profondément ce village. Saint-Geniès-de-Malgoirès m’a vu grandir, m’a beaucoup apporté, et je ressens aujourd’hui le besoin, presque une évidence, de lui rendre ce qu’il m’a donné.
Cet engagement, je le dois aussi à mon père, qui s’est investi pendant des années dans la vie associative locale. Il m’a transmis le sens du collectif, le goût de l’engagement et la conviction que chaque action, même modeste, peut faire la différence.
Le village a beaucoup évolué : en 30 ans, sa population a doublé, les attentes ont changé, les enjeux se sont multipliés. Comme beaucoup de ma génération, je souhaite m’investir activement pour répondre à ces défis, avec énergie et lucidité.
Je suis convaincu que Saint-Geniès arrive à un moment charnière de son histoire. Il est temps de lui donner un nouvel élan, de remettre le village sur de bons rails, de redonner de la clarté, du souffle et de la cohérence à l’action municipale. Cette candidature, c’est avant tout un acte de responsabilité.
- Quelle est ton étiquette politique ?
Je n’ai pas d’étiquette politique. Mon seul parti, c’est Saint-Geniès.
Dans un village comme le nôtre, les logiques partisanes ne doivent pas prendre le pas sur l’humain, le bon sens et l’envie d’agir. La politique nationale peut diviser, alors que nous avons aujourd’hui besoin de rassembler.
Ce qui m’importe, ce sont les compétences, l’engagement local, les idées concrètes. Et dans notre équipe, il y a une diversité d’opinions, mais un objectif commun : faire avancer le village, ensemble.
- Que penses-tu de la politique menée par Nîmes Métropole ?
Nîmes Métropole est un acteur incontournable dans la vie des communes. Elle participe largement au financement et à la mise en œuvre de nombreux projets structurants.
Il est donc essentiel de travailler avec intelligence avec la Métropole, de créer du dialogue et d’y faire entendre la voix de Saint-Geniès.
Je crois aussi beaucoup au travail en réseau avec les maires des communes voisines. Ensemble, nous pouvons porter des projets communs et peser davantage pour obtenir des infrastructures de qualité pour l’ensemble du bassin de vie de la Gardonnenque.
- Avec Théo Guige à Sauzet, toi à Saint-Geniès : un changement de génération dans la Gardonnenque ?
Oui, je pense que c’est une belle dynamique. Avec Théo, nous échangeons régulièrement, on s’entraide et on partage une même volonté : s’investir pour nos communes.
On le voit ailleurs aussi : à Langlade, à Sernhac, des maires jeunes montrent que cette nouvelle génération peut faire bouger les lignes tout en respectant les valeurs de proximité.
Les villages évoluent, leur population aussi. Il est important que cette nouvelle génération ait envie de s’engager, de prendre le relais. Et c’est souvent dans le tissu associatif, très fort à Saint-Geniès, que naît cet engagement. C’est là que tout commence.
- Que penses-tu de l'installation polémique du McDonald's ?
Comme beaucoup de sujets, celui de l’implantation du McDonald’s à Saint-Geniès divise, et c’est compréhensible. Il y a du bon et du moins bon.
Ce qui est certain, c’est que la création de 40 emplois sur notre commune est une opportunité importante, surtout dans un contexte économique où de nombreuses entreprises ferment chaque jour. J’ai échangé avec un jeune du village qui y travaille déjà : pour lui, c’est une chance de financer son permis, sa voiture, de démarrer dans la vie active. Et ce n’est pas anodin.
En revanche, ce type d’implantation implique aussi des responsabilités. Ce qui m’inquiète aujourd’hui, ce sont les conditions de circulation pour y accéder : la traversée du centre-ville est déjà saturée, la route de l’Habitarelle est étroite et dangereuse, et le contournement du village n’est pas à la hauteur.
La sécurité des personnes doit rester notre priorité, et la sécurité routière en fait pleinement partie. Si des projets d’ampleur s’installent sur notre territoire, ils doivent s’accompagner d’un vrai travail sur les infrastructures. C’est à la collectivité d’anticiper et d’agir pour que le développement se fasse dans de bonnes conditions.
- Si vôtre équipe est élue, quelle sera votre première action ?
Si je suis élu, ma première action sera de réunir l’ensemble du personnel municipal, aux côtés des élus. Ce sont eux qui assurent au quotidien le bon fonctionnement de la commune, souvent dans l’ombre, mais toujours avec un grand sens du service public. Ils sont en lien direct avec les enfants, les familles, les aînés… et jouent un rôle essentiel dans la vie locale.
Je suis convaincu que plus une équipe est soudée, reconnue et impliquée, meilleurs seront les résultats pour les habitants. Issu du sport collectif et du monde associatif, j’attache une grande importance à cette notion d’équipe : on ne réussit jamais seul.
Mais cette dynamique ne s’arrête pas aux élus et aux agents.
Dès les premières semaines, je proposerai également une rencontre publique avec les habitants, pour poser ensemble les bases d’un dialogue continu. Car notre projet se construira avec eux, dans un esprit de confiance, de transparence et de co-construction. Le renouveau de Saint-Geniès doit être un projet collectif.
- Vous avez choisi vos projets ?
Dans une commune comme Saint-Geniès, on ne choisit pas toujours ses projets : beaucoup s’imposent d’eux-mêmes, parce qu’ils sont urgents ou nécessaires. C’est le cas, par exemple, de nos bâtiments municipaux, dont certains sont vétustes et nécessitent des investissements importants, ou encore de notre voirie, fragilisée par le développement de nouvelles constructions.
Notre priorité sera donc d’agir sur ces sujets structurants, tout en veillant à préserver la sécurité, le confort et le bien-être des habitants. Cela implique de planifier les chantiers dans la durée, de chercher des financements adaptés, et de défendre chaque dossier avec rigueur.
À côté de ces grands projets, il y a aussi des besoins du quotidien qui comptent énormément. La création d’un parc de jeux pour les enfants, par exemple, est aujourd’hui une nécessité. De nombreuses familles nous en parlent, et c’est un espace de vie, de partage, de bien-être qui manque cruellement au village.
Nous avons une équipe réaliste et déterminée : proposer, c’est bien. Réaliser, c’est mieux. Nous ne ferons pas de promesses irréalistes, mais nous mettrons toute notre énergie pour faire avancer Saint-Geniès avec sérieux et ambition.




article info Occitanie 4 décembre 2025
« Je me suis investi dans la vie associative très tôt »
Non loin, bienvenue à Saint-Geniès-de-Malgoirès, commune de plus 3 200 habitants. A 39 ans, Florian de Luca est plus déterminé que jamais. Le candidat sans étiquette en mars prochain s’appuie sur l’héritage familial de cinq générations implantées ici.« Je me suis investi dans la vie associative très tôt. Il y a eu énormément de conflits d’égo dans ce village… Le constat, c’est que les choses n’ont pas avancé pour l’intérêt général », assène-t-il. C’est auprès des jeunes maires gardois que Florian de Luca est allé se rencarder, s’imprégnant de leur méthode et de leur vision, à l’image de Gaël Dupret, édile de Sernhac, ou de Gaëtan Prevoteau, maire de Langlade en Vaunage. S’il est élu, une de ses volontés sera celle de rémunérer la totalité du conseil municipal en guise de symbole, pour ne laisser personne sur le bas-côté et éviter les « tensions » inutiles. C’est également dans la méthode que le jeune candidat dit se démarquer : « Notre campagne est digitale, les tracts en porte-à-porte, cela ne suffit plus. Les outils digitaux sont valorisés avec mon équipe, un site internet a été mis sur pied, des vidéos sont publiées, le rajeunissement se traduit dans cela également ». Le suffrage nous dira si les électeurs s’adonneront à l’élixir de jouvence…
article objectif Gard 12 décembre 2025
Florian De Luca, "donner un nouvel élan"
Opérateur numérique chez Adesa à La Rouvière, Florian De Luca est candidat pour les prochaines élections municipales à Saint-Geniès-de-Malgoires. Sa liste, déjà complète, souhaite donner un nouvel élan et une nouvelle vision pour la commune, et se base sur des qualités humaines, professionnelles et d'investissement. "Saint-Geniès nouvel élan", aimerait dynamiser le village et réunir tout le monde. "On sent qu'il y a des fractures et que quelque chose ne va pas. Il y a une mauvaise ambiance et c'est pour ça qu'on a pris dans la liste des acteurs locaux pour retisser ces liens".
Regrettant un manque de positivisme et une image écornée de la commune, Florian De Luca ne souhaite pas non plus rentrer dans un cercle vicieux d'animosité et de mauvaise ambiance, et ne s'autorise aucune critique sur la majorité en place. La liste souhaite remédier à un parc de bâtiments municipaux vieillissant et rénover la toiture de l'école municipale. En autre projet d'envergure : la sécurisation le long du chemin de fer, pour que les habitants puissent accéder à la gare en toute sécurité. "Elle représente 96 000 voyageurs par an, c'est un atout majeur de notre commune et, côté village haut, n'est pas protégée sur une départementale".
Hors budget : Florian De Luca veut rebooster le dynamisme des associations, rénover les voiries, créer un parc à jeux et travailler sur la sécurité. Il s'est également rendu dans plusieurs communes du Gard avec de jeunes maires à leur tête pour apprendre de leur expérience (Gaétan Prévoteau à Langlade, Gaël Dupret à Sernhac et Sylvain André à Cendras).
vidéo: rencontre citoyenne sur les boulevards. 8/11/2025
vidéo: présentation d'équipe séance photo
joyeuses fêtes

BONNE ANNÉE
